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Daytona de Rolex, la montre la plus désirée au monde

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Daytona de Rolex, la montre la plus désirée au monde

Son vrai nom est Rolex Cosmograph Daytona, mais personne ne la désigne ainsi. Pour le public, cette montre s’appelle Daytona, ou Dayto. Ce chronographe mécanique est aimé, collectionné, frénétiquement. Au point qu’il est devenu la plus sûre des valeurs horlogères. La dernière génération de Daytona en acier (et uniquement en acier) est facturée 11 350 euros en boutique. Le jour même, elle peut se revendre avec un bénéfice immédiat de 25 %, voire 30 %. En effet, aucun détaillant au monde ne possède cette montre en stock : elle est réservée des mois, des années en avance, tant les quantités livrées sont faibles.

Cette pénurie permanente est à l’œuvre depuis près de vingt ans et ne concerne aucune autre montre. Rolex a toujours privilégié la production de versions en or, trois fois plus coûteuses, parfaitement disponibles. Résultat, le modèle le plus abordable est paradoxalement inaccessible. La prime à la revente de la ­Daytona n’a fait que se renforcer depuis un an, puisque les livraisons (déjà parcimonieuses) de la génération précédente ont encore ralenti avant l’arrivée de la dernière-née.

La marque la plus collectionnée au monde

Les plus chevronnés des amateurs désignent les Rolex par leur référence, et la Daytona ne fait pas exception. La dernière en date, présentée en mars 2016 et qui commence à être livrée à doses homéopathiques, est la 116500 LN. Elle succède à la 116520, dont elle ne diffère que par quelques détails. Une lunette en céramique gravée, des sous-cadrans de chronographe au contour contrasté, des index luminescents en forme de flèche courte, tout cela n’a l’air de rien mais fait toute la différence. En effet, Rolex est la marque la plus collectionnée au monde, et ses inconditionnels scrutent ces infimes variations, qui distinguent les générations successives de chaque modèle.

La Daytona est la plus prisée d’entre tous. La cote aux enchères de certaines références anciennes atteint actuellement des sommets, renforçant l’image de « placement » dont jouit cette montre. Pour s’en procurer une, il faut s’inscrire sur une liste d’attente en boutique et patienter plusieurs années, ou payer la prime à l’immédiateté aux premiers servis. Attirés par l’aubaine, ce sont souvent des professionnels de la revente qui jouent des coudes. Leurs techniques sont variées : faire ami-ami avec un détaillant, lui proposer de payer la montre plus cher, s’inscrire sous plusieurs noms, dans plusieurs boutiques, dans plusieurs pays, verser des arrhes afin de réserver un exemplaire livrable dans un, deux ou trois ans. Peu importe, une fois en main, le bénéfice est garanti.

 


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